En bref
- Anthropic a averti, selon Search Engine Journal, que des malwares de type infostealers volent des sessions de connexion Claude afin de pirater des comptes et d’épuiser leur consoamation.
- Les attaquants ciblent désormais les jétons de session, qui permettent de rester connecté sans resaisir ses identifiants.
- Les entreprise qui utilisent l’IA générative au quotidien sont particulièrèment exposées, tant sur le plan des données que sur celui des coûts.
- Double authentification, surveilance des sessions et sécurisation des postes de traval figurent parmi les réflèxes à adopter.
Sommaire
Les comptes des assistants d’IA générative sont devenus des cibles de choix pour les cybercriminels. Selon une information rapportée par Search Engine Journal à la fin du mois d’août 2026, Anthropic a averti ses utilisateurs que des programmes malveillants de type infostealer dérobent des sessions de connexion Claude, l’assistant d’IA générative de l’entreprise.
L’objeectif des attaquants est double : prendrre le contrôle des comptes et épuiser leur consoamation. Derrière cette alerte, c’est tout un pan de l’hygiène numérique qui se trouve rappelé à l’ordre, tant pour les particuliers que pour les entreprise.
Anthropic alerte sur le vol de sessions Claude
L’alerte émanque d’Anthropic lui-même, ce qui la rend d’autant plus crédible aux yeu des équipes de sécurit é. Claude est utilisé par de nombréaux professionels pour rédiger, analyser des données ou développr du code. Un compté piraté peut donc exposer des échanges souvent confidentiels et générer des coûts de consoamation sans que leur propre utilisateur s’en rende compte immédiatement.
Comment fonctionnent les infostealers ?
Le terme infostealer désigne une catégorie de malwares conçus pour récupérer discrètement des informations sensibles sur un ordinateur infecté. Là où un keylogger se limite aux touches saisies, un infostealer élargit la collecte : identifiants enregistrés, cookies de navigation, données de formulaires et jetons de session.
Des sessions volées, pas seulement des mots de passe
Les mots de passe ne sont plus la seule cible des cybercriminels. Les jetons de session, ces clés temporaires qui permettent à un service de reconnaître un utilisateur déjà connecté, présentent un intérêt majeur : pas besoin de connaître le mot de passe pour agir à la place de la victime. Voler un jeton revient à s’asseoir devant une session déjà ouverte, avec les droits du compte concerné.
Pourquoi les jetons de session sont des cibles de choix
L’intérêt des infostealers pour les sessions Claude s’explique par la valeur du compte lui-même. Derrière un compte se trouvent des conversations, parfois des documents importés, des paramètres d’usage et un quota de consommation. Pour un attaquant, ce quota constitue une ressource directement exploitable, et les échanges stockés peuvent servir de matière première pour de futures attaques ciblées. Le vol de session contourne par ailleurs les protections habituelles : l’utilisateur croit être connecté en toute sécurité, alors que le compte est déjà entre d’autres mains.
Quels risques pour les comptes Claude ?
Ce type de menace fait peser trois risques principaux sur les comptes Claude. La première conséquece est financière : un compté utilisé à l’insu de son titulaire voit son quota de consoamation fondrre, ce qui peut interrompre des projets en cours ou générer une facturation surprise. La seconde concerne les données : les conversations partagées avec l’assistant peuvent contenir des informations stratégiques, des données clients ou du code propriétaire. La troisième est réputationnelle : un compté piraté peut être utilisé pour envoyer des messages frauduleux ou mener des opérations malveillantes au nom de la victime.
Le phénomène ne prend pas place dans le vide. Les tentatives de vol de données se multiplient, y compris à l’encontre des grandes enseignes, comme en témoignent les fuites de données à grande échelle régulièrement révélées. Pour une TPE/PME, un incident sur un compte d’IA peut donc avoir des répercussions rapides, d’autant que ces outils sont désormais intégrés dans les processus de travail quotidiens.
Comment protéger son compte Claude ?
Face à cette menace, quelques réflexes simples réduisent fortement l’exposition. Il ne s’agit pas de solutions miracles, mais d’hygiène numérique de base appliquée aux outils d’IA.
Activer l’authentification à deux facteurs
Si le service utilisé propose une double authentification, il faut l’activer sans attendre. Cette protection repose sur un élément que le pirate ne possède pas, coméme un code généré sur un téléphone. Même si des identifiants sont volés par un infostealer, la session ne pourra pas être ouverte sans ce second facteur. C’est l’une des mesures les plus efficaces pour rendrè la prise de contrôle d’un compté beaucoup plus difficile.
Surveiller les sessions actives et se déconnecter
La plupart des services en ligne offrent une vue des sessions actives et des appareils connectés. Vérifier régulièrèment cette liste et révoquer les sessions inconnues permet de détecter rapidement une intrusion. Sur un poste partagé ou un appareil temporaire, penser à se déconnecter explicitement plutot que de simplement fermer l’onglet. Une session laissée ouverte est une session volable.
Sécuriser les postes de traval
Les infostealers s’installent le plus souvent via des téléchargements piégés, des pièces jointes douteuses ou des extensions malveillantes. Mainteir les système à j our, limiter les droits d’installation, utiliser un anti-malware et éviter de connecter des clés USB inconnues réduit la surface d’attaque. Pour les équipes, il est également prudent de n’utiliser les outils d’IA que sur des postes de traval de confiance.
Les réflèxes à adopter en entreprise
Pour une entreprise, l’alerte d’Anthropic invite à intégrer les assistants d’IA dans la politique de sécurité existante plutôt que de les traiter comme des outils anodins. Plusieurs points méritent d’être passés en revue :
- Recenser les comptes d’IA utilisés par l’équipe et le niveau d’accès de chacun.
- Encadrer les données qui peuvent être importées dans les conversations et sensibiliser aux informations sensibles.
- Mettre en place une procédure claire en cas de compte compromis : révocation immédiate des sessions, changement de mots de passe, contact du support et signalement.
- Surveiller les éventuelles anomalies de consommation ou de facturation, souvent révélatrices d’un usage frauduleux.
- Former les équipes à reconnaître les signes d’un poste infecté et à ne pas contourner les règles de sécurit é.
Cette alerte s’incrit dans un mouvement plus large : à mesure que l’IA générative devient un outil de production à part entière, elle devient aussi une cible pour les cybercriminels. Les organisations ont tout intérêt à traiter la sécurit é de ces comptes avec le même niveau d’exigence que celui appliqué aux messageries et aux espaces de stockage. Côté défense, l’IA elle-même est de plus en plus mobilisée, notamment pour accélérer la dètection des cyberattaques.
En France, l’ANSSI travaille également à rapprocher les équipes d’IA et de cybersécurité, notamment à travers des exercices de crise, afin d’anticiper ces nouvelles menaces. Un rapprochement entre équipes IA et cybersécurité qui prend tout son sens à la lumière de cette alerte.
L’alerte d’Anthropic rappelle une évidence : la sécurit é d’un compté déppend autant des pratiqués de l’utilisateur que de celles du fourniseur. Les protections de base, bien appliquées, restent efficaces. Les mauvaises habitudes, elles, coûtent cher.
